Le mardi 24 Juin 2025 Allé Kouadio Paul directeur de communication et des relations publiques du du ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la Couverture maladie universelle etait face aux journalistes, dans les locaux de l’Institut National d’Hygiène Publique de Treichville pour le lancement de la 4ème édition de la Semaine des communicateurs en santé (Scom ) 2025
- Monsieur le Directeur General de l’Institut National d’Hygiène Publique ;
- Messieurs les Sous-directeurs;
- Mesdames et Messieurs les Chefs de service ;
- Chers communicateurs du secteur de la santé ;
- Chers professionnels des médias
Je voudrais, avant tous propos, vous remercier de votre présence ce matin à cette occasion aussi importante.
Le gouvernement ivoirien a lancé en 2018 un vaste Programme Hospitalier de plus de 1200 milliards de FCFA, alloués à la construction et à la réhabilitation d’hôpitaux et de structures spécialisées, afin de garantir un accès équitable aux soins de qualité, partout où l’on se trouve sur le territoire national.
Ce Programme Hospitalier a permis la mise en place de 10 Pôles Régionaux d’Excellence Santé (PRES), pour assurer la mutualisation des ressources humaines, techniques, permettant à chaque habitant, quel que soit sa localisation de bénéficier, dans un rayon de 150 kilomètres, des soins adéquats avec des meilleurs plateaux techniques et des médecins spécialistes. Grâce à ces investissements, près de 80% de la population vit aujourd’hui à moins de 5 km d’un centre de santé contre 66% en 2011, participant à la généralisation de la Couverture Maladie Universelle pour permettre aux patients assurés de bénéficier des prestations de qualité à moindre coût.
Dans plusieurs domaines du secteur de la santé, la CI a réalisé d’énormes progrès. Je me permets de rappeler quelques-uns.
Au niveau de la prise en charge de l’insuffisance rénale. Notons qu’en 2011, la prise en charge de l’insuffisance rénale était un véritable défi pour les patients, avec seulement trois centres de dialyse, tous situés à Abidjan, et 39 générateurs disponibles à l’échelle nationale. Conséquence : les patients devaient se tourner vers les cliniques privées, où les séances de dialyse coûtaient entre 60 000 et 80 000 FCFA. Aujourd’hui, grâce à une politique volontariste menée par l’État, on compte 18 centres de dialyse répartis sur tout le territoire national, dont 12 à l’intérieur du pays. Le nombre de générateurs est passé à 268, rendant les soins non seulement plus accessibles, mais aussi mieux répartis. Cette évolution s’est accompagnée d’un effort financier considérable : le coût d’une séance de dialyse dans les établissements publics est passé de 2 500 FCFA en 2011 à 1 750 FCFA en 2024, un soulagement majeur pour les familles touchées.
Au niveau de la santé de la mère et de l’enfant, les réformes engagées ont également permis de réduire considérablement les taux de mortalité maternelle et infantile. Entre 2011 et 2024, la mortalité maternelle est passée de 614 à 365 décès pour 100 000 naissances vivantes, soit une réduction de plus de 40 %. Du côté de la mortalité infantile, le progrès est encore plus marqué : de 108 à 52 décès pour 1 000 naissances vivantes en l’espace de 12 ans.
Concernant la gestion du sang, l’accès aux produits sanguins a également connu une transformation majeure. En 2023, le taux de satisfaction des besoins en sang a atteint 96 % puis 100% en 2024, contre seulement 54 % en 2021. Cela a été rendu possible notamment grâce à l’utilisation de drones pour livrer plus de 3 000 poches de sang dans les régions difficiles d’accès, permettant de sauver de nombreuses vies, en particulier lors des accouchements d’urgence. En parallèle, le coût de la poche de sang a été harmonisé à 3 000 FCFA depuis 2022, dans le secteur public comme privé. Alors que la production d’une poche de sang, en Côte d’Ivoire, faut-il le rappeler, coûte en moyenne 50 000 FCFA. En 2024, ce sont au total 329 078 poches qui ont été distribuées à travers le pays, preuve d’une organisation logistique renforcée et d’une politique de santé mieux structurée.
Au niveau des Ressources humaines, En Côte d’Ivoire, le ratio personnel/santé est de 01 infirmier pour 1634 habitants et 01 Sage-femme pour 726 femmes en âge de procréer. En 2024, l’effectif des ressources humaines du secteur de la Santé est passé à 52 000 agents médicaux, avec une forte priorité accordée aux zones rurales. Depuis 02 ans, le nombre d’apprenants admis en première année à l’Institut National de Formation des Agents de Santé (INFAS), est passé de 3.000 à plus de 10 000. Par ailleurs, de nombreuses antennes ont été créés dans la quasi-totalité des Pôles Régionaux d’Excellence en Santé (PRES), notamment à Korhogo, Agboville, Aboisso, Daloa et Abengourou, Man, San-Pedro et Bondoukou, etc. Depuis 2011, ce sont plus de 22 000 agents médicaux et paramédicaux supplémentaires qui ont été recrutés pour renforcer la densité du personnel soignant.

Pour ce qui est des équipements, on peut aussi noter que la CI dispose de 21 scanners dont 14 à l’intérieur du pays (San Pedro, Gagnoa, Bouaké, Dimbokro, Toumodi, Abengourou, Agboville, Bouna, Korhogo, Yakro x 2, Adzopé, Aboisso et Man et 11 IRM dont 6 à l’intérieur (Bouaké x2, Korhogo, Yakro x2, San Pedro).
Malgré tous ces efforts, le secteur de la santé fait l’objet de critiques acerbes de la part des internautes.
Si vous ne communiquez pas, les autres le feront à votre place, mais la mauvaise des manières. Cet adage souligne l’importance de prendre l’initiative de communiquer clairement et de manière transparente afin de contrôler la diffusion de l’information et d’éviter les interprétations négatives.
Mesdames et Messieurs
Depuis 2019, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle a entamé des réformes importantes dans le département de la communication.
De façon concrète, nous avons procédé à la restructuration de la Direction de la communication, anciennement service de communication, à travers de nouveaux textes. Dans cette dynamique, en novembre 2022, nous avons mis en place la Semaine des Communicateurs en Santé en abrégée (SCOM), organisée chaque année à Yamoussoukro.
C’est un séminaire qui réunit des communicateurs du secteur de la Santé, des experts issues du Cabinet, des Directions Centrales, des structures sous tutelles du Ministère, avec l’appui des partenaires techniques et financiers dont l’OMS.
Mesdames et Messieurs
La deuxième édition de ce séminaire qui s’est déroulée du 28 Novembre au 03 Décembre 2023, a servi de lucarne pour mettre en place le plan d’installation des services de Communication dans des structures sous tutelles du Ministère, notamment les Etablissements Publics Hospitaliers, les Hôpitaux, les Districts et Régions Sanitaires.
En juillet 2024, les communicateurs ont été installés dans les 113 districts et 33 régions sanitaires (286 communicateurs).
Après des mois d’activités, la troisième édition de la SCOM qui s’est tenue du 18 au 22 Novembre 2024, nous a permis d’évaluer la performance de tous les services communication des structures, mais aussi adopter le Plan Stratégique de Communication 2025-2030 du Ministère.
Mesdames et Messieurs
La SCOM 2025 se déroulera du 17 au 23 août 2025 à l’Hôtel Palace de Yamoussoukro. Elle sera une belle occasion d’égrener plusieurs questions liées à la communication pour la promotion du système de santé. Les discussions s’articuleront autour du thème : « La contribution de la communication à la valorisation et à l’appropriation de la Couverture Maladie Universelle ».
A l’issu de cet atelier, les communicateurs issus de nos rangs seront mis en mission pour faire la promotion des bonnes pratiques, mais également aider à améliorer notre système de santé.

Pour mener à bien nos travaux et mettre en évidence nos activités de communication, nous avons lancé une compétition de 50 jours, qui a débuté le 24 juin et prendra fin le 12 août 2025, en plus des activités menées depuis le début de l’année. Cette compétition, va mettre exergue 5 catégories d’établissement de santé, à savoir les :
-Etablissements Publics Hospitaliers Nationaux (EPHN) ;
-Directions de Coordination des Programmes de Santé ;
-Directions de Régionales de Santé et d’Hygiène Publique (DRSHP) ;
-Directions de Départementales de Santé et d’Hygiène Publique (DRSHP) ;
-Etablissements Publics Hospitaliers Régionaux / Départementaux (EPHR/D).
Les communicateurs sont mis en mission pour faire la promotion des bonnes pratiques et des acquis, et aussi aider à améliorer les prestations de santé.
De façon spécifique, les communicateurs doivent :
- Produire des articles et des capsules vidéo présentant les acquis et les bonnes pratiques de leurs structures
- Susciter des articles dans les médias et sur les réseaux sociaux
- Susciter des témoignages de la population sur les bonnes pratiques
- Gérer les requêtes des populations
Mesdames et Messieurs
Pour nous, cette initiative est une belle opportunité qui permet de valoriser les efforts des communicateurs sur le terrain, avant notre grand rendez-vous.
Par ailleurs, des sessions de renforcement de capacités sur des sujets variés, pour mieux outiller chacun dans ses missions.
San oublier, un diner gala au cours duquel, l’excellence sera célébrée, à travers les Awards de la santé, qui viendront récompenser les meilleures performances des Services de Communication des Établissements Publics Hospitaliers (EPHN/EPHD/EPHR), des Directions Centrales, des Directions de Coordination, des Programmes de Santé, des Directions Régionales, Départementales et enfin du Meilleur agent du call center 143.
Deux innovations majeures à noter. Pour la première fois, cette édition s’ouvre par une cérémonie de lancement officiel à travers une conférence de presse, afin de donner une visibilité renforcée à cet événement stratégique. Cela témoigne, de l’importance croissante accordée par le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle à la communication sanitaire.
La deuxième innovation de cette édition, concerne le lancement officiel du site internet de la SCOM. Cette plateforme digitale, sera la plateforme d’inscription à l’événement et postuler aux différents prix des Awards de la communication en santé.
Je vous remercie