Abidjan accueille la réunion régionale de l’Oms sur le plan stratégique 2026-2030 et la vision 2035 pour l’Afrique

Le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a procédé le lundi 13 avril 2026 à l’ouverture officielle de la réunion régionale de consensus sur le Plan stratégique 2026-2030 et la Vision 2035 d’Organisation mondiale de la santé pour la région africaine. La cérémonie s’est le lundi 13 avril 2026  au Sofitel Hôtel Ivoire, en présence de plus d’une centaine d’experts issus des 47 États membres de l’OMS.

Dans son allocution, le ministre de la santé, Pierre Dimba a salué le choix de la Côte d’Ivoire pour abriter cette rencontre stratégique, soulignant son importance pour dessiner l’avenir des systèmes de santé en Afrique au cours de la prochaine décennie. Il a insisté sur la nécessité pour les pays africains de proposer des solutions adaptées à leurs réalités, face à des défis majeurs tels que l’accès aux soins de santé primaires, le financement du système de santé, la disponibilité des produits médicaux, ainsi que la montée des maladies non transmissibles, des épidémies et des effets du changement climatique.

« Cette rencontre très importante a pour objectif de dessiner le destin de devenir des systèmes de santé en Afrique pour les 10 prochaines années, ça a été dit tout à l’heure, construire une nouvelle ère de santé pour l’Afrique est plus qu’une ambition, c’est impératif pour tous les acteurs en matière de santé dans la région africaine. La Côte d’Ivoire et l’ensemble des pays ici présents se réjouissent de cette démarche qui offrira à la région africaine, un outil de pilotage collectif de l’action sanitaire et surtout orientée vers nos priorités et je pense que nous avons là, nos responsabilités de décider nous-mêmes ce qui doit être la santé dans notre région », a-t-il expliqué.

Pour sa part, Abdourahamane Diallo, directeur de la gestion des programmes au Bureau régional Afrique de l’Oms, a pour sa part exprimé la reconnaissance de l’organisation aux autorités ivoiriennes pour leur accueil et leur engagement. Il a rappelé que cette consultation s’inscrit dans une démarche inclusive visant à élaborer une stratégie régionale fondée sur des priorités réalistes, mesurables et adaptées aux contextes nationaux.

Il a également présenté les quatre piliers du futur plan stratégique : la couverture sanitaire universelle, la résilience des systèmes de santé, la modernisation par la transformation numérique, et la souveraineté sanitaire, notamment à travers un financement durable et le renforcement de la production locale.

« ce processus vise à renforcer le cours de la santé comme pilier central du développement durable de la résilience des systèmes et du bien-être de population dans un contexte caractérisé pour une croissance démographique une démocratique soutenue des transitions épidémiologiques complexes une vulnérabilité accrue due aux effets du changement climatique ainsi qu’une évolution du paysage mondiale du financement de la santé. Cet atelier représente une étape importante de ce processus, il constitue un espace structuré de dialogue et de co-création dans lequel les États membres et l’OMS sont invités ensemble à définir des priorités qui soient stratégiquement pertinentes opérationnellement. Réalisable financièrement viable et mesurable accompagnés de mécanismes appropriés de suivi et de redevabilité. Les résultats issus de cette consultation contribueront directement à éclairer la rédaction, l’estimation des coûts ainsi que l’approbation ultérieure du plan stratégique régional de la santé », a-t-il confié. 

Le député-maire de Cocody, Jean Marc Yacé, a quant à lui mis en exergue l’urgence de renforcer les politiques sanitaires africaines, appelant à des solutions innovantes pour mieux anticiper et gérer les crises sanitaires, à l’image de la pandémie de Covid-19.

Prévue sur cinq jours, cette rencontre constitue une étape clé dans l’élaboration d’un cadre stratégique commun visant à améliorer durablement la santé et le bien-être des populations africaines à l’horizon 2035.

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