Affaire »Trafic international de voitures de luxe volées en Europe »: Des voitures immatriculées en Côte d’Ivoire retrouvées au Bénin et au Togo

L’Affaire ‘’ Trafic international de voitures de luxe volées en Europe’’ n’a pas encore fini de livrer ses secrets et chaque jour apporte son lot de révélations. Selon nos sources, depuis quelques jours, les enquêteurs sont en train de remonter toutes les pistes du trafic qui partent de la Côte d’Ivoire à plusieurs pays de la sous-région, notamment le Bénin et le Togo

« Les voitures volées une fois en Côte d’Ivoire sont immatriculées. Mais après pour traverser la frontière, il faut une autorisation et une procuration du propriétaire. Mais, ce n’est pas le cas », révèlent des sources sécuritaires qui ajoutent pour dire que des pièces administratives sont falsifiées pour faire sortir lesdits véhicules. Comment ces faussaires présumés procèdent-ils ? Les enquêtes qui remontent le réseau craignent que ledit réseau ne fasse plus que le trafic de véhicules. « Le réseau peut être utilisé pour un trafic plus grand notamment  un trafic d’armes ou même des criminels transfrontaliers ». C’est pourquoi, les enquêtes englobent toutes les pistes désormais.

Par ailleurs, de nouvelles enquêtes auraient été enregistrées contre M.Y. dit Amada le mis en cause,  dans une autre affaire de vente de terrain « Certains ont été doublement victimes. En plus de voitures, ils ont découvert avoir été grugés dans la vente de terrain. D’où de nouvelles plaintes », font savoir les mêmes sources qui indiquent qu’une des victimes est  un grand opérateur ivoiro-libanais  à qui un terrain situé à Cocody-Angré Palmeraie d’une superficie de 35 ha lui aurait été vendu à 200.000.000  francs Cfa par Amada. Les enquêteurs ont également identifié une maison de luxe,  véritable complexe situé à Grand-Bassam sur l’ancienne route qui est le ‘’fruit de toutes les escroqueries, vol et abus » du mis en cause qui pourrait être saisie.

Il faut indiquer que dans cette affaire tentaculaire, selon de sources judiciaires, une commission rogatoire, déjà constituée par des autorités du Bénin, se prépare pour la Côte d’Ivoire et vise M.Y. dit Amada.

Depuis quelques semaines, une Bmw de couleur bleue, volée à Berlin (Allemagne) le 24 mars 2024, circulait tranquillement à Abidjan, avec à son bord un artiste de renom spécialisé dans la musique urbaine ivoirienne. Cet artiste avait enflammé l’Afrique avec les membres de son groupe à l’occasion de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football 2023 en Côte d’Ivoire.

Il aurait paradé avec ce véhicule de luxe jusqu’à bousiller le moteur un week-end. Cette voiture de luxe se trouverait dans un garage, à Treichville (Abidjan-sud).

Au plan judiciaire, les mêmes sources indiquent que les procédures avancent normalement.

Des victimes, qui ont porté plainte contre M.Y. dit Amada pour voitures volées, auraient découvert pour certaines, qu’il est également celui qui leur a vendu des terrains illicites.

En tout cas, Amada, sous les verrous, les enquêtes de police avancent bien, et l’étau se resserre autour du complice et usurpateur présumé du nom ‘’Houphouët-Boigny’’ (en référence à la famille du premier président de la République de Côte d’Ivoire, Ndlr). « Ce faux membre présumé des Boigny utilise en permanence une Peugeot, une voiture volée en France », a-t-on appris, le dimanche 10 mai 2026. 

« L’homme détiendrait une (voiture) jaguar bleue d’intérieur blanc, volé en Italie. Cette voiture est non encore immatriculée », rapportent des sources sécuritaires, qui ont ajoutent qu’il avait en sa possession également une Bmw M2 qui se trouvait aux mains d’un maire d’une ville au Centre-Ouest ivoirien, voisine de la ville de Toumodi. 

Rébondissements

Cette affaire aux rebondissements, selon nos sources, a révélé qu’une jeune dame originaire du Niger, très proche de M.Y. dit Amada, le principal mis en cause dans ladite affaire, a été interpellée par Interpol Togo en fin du mois d’avril 2026. Elle aurait été arrêtée avec deux voitures volées au Canada, qu’elle avait fait venir en Côte d’ivoire. Mais compte tenu de l’arrestation et de l’incarcération d’Amada, elle aurait fait partir les véhicules soupçonnés au Togo.

Cette dame, suivie par la police internationale, aurait séjourné en Tunisie au mois de février, avant de regagner la Côte d’ivoire.

Les mêmes sources sécuritaires révèlent qu’une multiplicité d’éléments ont pu être assemblés pour remonter tous les tentacules de cette affaire. « Le moment venu, tous les détails seront rendus publics », nous est-il revenu.

Il faut rappeler que malgré le fait que le principal accusé, M.Y. dit Amada, soit incarcéré depuis lors, ses complices présumés, dont celui qui usurpe le nom ‘’Houphouët-Boigny’’, auraient continué le trafic. Avec cette ‘’carte de visite familiale’’, le fameux ‘’Houphouët-Boigny’’ aurait perpétué l’activité illicite

Dans cette affaire, plusieurs dossiers sont actuellement chez les juges du 1er, du 3e et du 5e cabinets du Tribunal de première instance du Plateau.

À cela s’ajoutent des dossiers au Pôle pénal économique et financier (Ppef).

Le samedi 26 avril 2026, une liste de voitures de luxe volées était disponible. En plus d’une Range Rover vogue bleu-nuit, une série de bolides volées a été dévoilée. Il s’agit d’une Bmw M 2, d’une Bmw M6, d’une Porche Cayenne S et de 7 autres véhicules.

Depuis le mercredi 4 mars 2026, Amada, qui est accusé de faire du trafic de voitures de luxe volées entre l’Europe, le Benin, le Nigéria (Lagos) et le Togo pour les revendre en Côte d’Ivoire, est aux mains des autorités judiciaires ivoiriennes. Tête de proue présumée d’un trafic bien huilé depuis plusieurs années, il aurait réussi à faire venir ces véhicules au Nigeria, au Togo et au Bénin. Pour atteindre le territoire de la Côte d’Ivoire, il aurait réussi à frauder à la frontière de Noé.

Selon des sources sécuritaires qui ont remonté le puzzle des nombreuses voitures volées, le principal suspect a été financé par un établissement de micro-finance sous surveillance des enquêteurs, en pleine investigation.

Maître Moïse Gourihi Titiro, conseil de M.Y. dit Amada, a démenti, le lundi 13 avril 2026, dans un document reçu, les allégations de trafic de véhicules de luxe dont son client est accusé. Il conteste formellement les informations qui présentent Amada comme le cerveau présumé d’un réseau criminel international qui opère entre l’Europe et l’Afrique de l’ouest. Pour lui, c’est une atteinte grave à l’honneur de M.Y. dit Amada.

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