A 10 mois de l’élection présidentielle en octobre: le président d’un parti politique appelle à l’unité nationale et réagit à la probable candidature de Ouattara

Le président du parti politique Pro Côte d’Ivoire pour la démocratie, la prospérité et la souveraineté (Proci-Dps), Fiéni Koffi Kevin, était face à la presse, le samedi 18 janvier 2025, au siège de son parti, à Abidjan Cocody-Angré. Il s’agissait pour lui de présenter son projet de société, celui de faire de la Côte d’Ivoire une République fédérale. Il a partagé ses réflexions sur la possible candidature du président Alassane Ouattara à l’élection présidentielle d’octobre 2025.

À ce sujet, Fiéni Koffi Kevin a précisé que cette question relève exclusivement du président Ouattara et de son parti, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, parti au pouvoir). « Ce n’est pas à moi de me prononcer sur la candidature du président Alassane. Cela revient à lui et à son parti de déterminer la pertinence de cette décision, si elle est avantageuse ou non. Ce que je peux affirmer, c’est que la Côte d’Ivoire a besoin d’une République fédérale et d’un président fédéral. Si le président souhaite se porter candidat, c’est à lui et à son parti de l’évaluer. Ce n’est pas notre rôle », a-t-il déclaré, précisant que ses préoccupations actuelles concernent l’implantation de son propre parti, la promotion de son programme politique et sa tournée nationale, plutôt que de se prononcer sur la candidature d’un autre parti.

Concernant la situation politique du pays, Fiéni Koffi Kevin a appelé à un esprit de compromis entre le pouvoir en place et l’opposition. Selon lui, chaque camp doit faire des concessions pour garantir le bon fonctionnement de la nation. « Il est crucial pour la paix sociale en Côte d’Ivoire, que des personnalités telles que le président Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et d’autres figures politiques notables figurent sur la liste électorale. Les enjeux sont trop importants pour que l’on perde du temps à discuter de qui est ou n’est pas inscrit. Cela affaiblit la Côte d’Ivoire », a-t-il estimé.

Il a également révélé que son parti avait envoyé une délégation auprès du médiateur de la République pour insister sur l’importance de faire en sorte que ces personnalités, ainsi que celles en exil soient inscrites sur la liste électorale. « Nous devons mettre l’intérêt de la Côte d’Ivoire au centre de nos préoccupations. Nous appelons à des efforts supplémentaires de la part du président Alassane Ouattara, et nous lui demandons de prendre des mesures concrètes pour garantir que leurs noms apparaissent sur la liste électorale. Le véritable problème réside dans nos comportements et nos discours. Bien que l’opposition ait le droit de revendiquer ce qui lui revient, il est important d’utiliser des mots justes pour encourager le dialogue et permettre à tous de participer sainement à la compétition électorale, pour le bien-être de la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas une mission impossible pour le président Alassane (Ouattara), et je suis convaincu qu’il y parviendra », a-t-il ajouté

Fiéni Koffi Kevin a réagi aux propos d’un membre du gouvernement qui affirmait que le taux de chômage en Côte d’Ivoire était de 2 %. Selon lui, cette affirmation ne correspond pas à la réalité du terrain. Il a rappelé que le chômage désigne une personne sans activité génératrice de revenus et n’ayant pas encore trouvé un emploi formel. « Le chômage en Côte d’Ivoire n’est pas ce que l’on veut nous faire croire. Des chiffres de 70 % ou 80 % sont souvent cités mais ce qu’il convient de dire, c’est que beaucoup de personnes ne parviennent pas à couvrir leurs besoins de base, ou que leurs activités ne sont pas rentables, ou encore que le pouvoir d’achat est trop faible pour assurer une vie décente », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne son projet de société, qui vise à créer une République fédérale en Côte d’Ivoire, Fiéni Koffi Kevin a expliqué qu’il ambitionne d’ériger la Côte d’Ivoire en un État fédéral composé de 14 États dirigés par des gouverneurs élus. Son objectif est de déconcentrer le pouvoir étatique et de le rapprocher des populations, afin de mieux recueillir leurs besoins et préoccupations afin d’y répondre efficacement.

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