Henri Konan Bédié explique aux chefs traditionnels comment il a échappé à « un assassinat »

Le gouvernement avait fait levé le blocus le mercredi 9 novembre imposé près d’une semaine plus tôt, autour de la résidence de president Henri Konan Bédié qui a appelé au boycott de la présidentielle et jugé d’ »illégal » la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat. S’en est suivi un dialogue entre les présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara qui a aussitôt été suspendu. Le PDCI a comme exigences, demandé la libération de ses militants emprisonnés.

Le gouvernement qui semble avoir compris les exigences de l’opposition a ordonné hier mercredi 25 novembre, la libération des Sénateurs Séri Bi Guessan, Bassy Koffi Bernard et Mme Yapo Valerie de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan(Maca) rapporte le média linfodrome.com .Ils avaient été arrêtés le mardi 3 novembre dernier au domicile de l’ex président Bédié.

L’opposition de son côté continue de recevoir du soutien de ses partisans et partis politiques.

Aujourd’hui, le président Henri Konan Bédié à reçu à sa résidence les chefs des régions du Gôh venus lui témoigner leur soutien.

Ci-dessous, des extraits de son discours.

« Mes chers frères et sœurs je vous dis Akwaba à mon domicile. Ce qui s’est passé ici, vous en avez reçu les diverses péripéties. Vous venez d’ailleurs de retracer quelques unes. Le blocus, je dirais même la tentative d’assassinat, puisqu’ils ont jetés des bombes dans ma maison ici, ils ont forcés les portes chez moi et chez madame. Pour rechercher, disent-ils, je ne sais quoi. Tout cela nous, nous l’avons vécu. Mais avec le sang froid et la sérénité. Parce que nous savons que le combat que nous menons est une cause noble et juste, et que Dieu ne permet pas que soit vaincu lui qui mène un tel combat. Et, je menais ce combat au nom de toute l’opposition réunie dans une plateforme des Partis politiques, des leaders responsables de ces partis. Il s’en est suivi une rafle montre à l’endroit de tous mes collaborateurs. Ceux qui étaient réunis ici alors même que ceux qui étaient venus pour la discussion et pour accentuer les démarches pour ouvrir le dialogue dont vous parlez, les jeunes qui se battaient à nos côtés pour que tout cela se réalise, le dialogue, la justice, la paix en Côte d’Ivoire. Et cela fait déjà plusieurs semaines que mes proches collaborateurs et ces jeunes sont détenus. Certains à des endroits que nous connaissons et d’autres à des endroits que nous ne connaissons pas, à une destination inconnue » a-t-il lancé.

« (…) je voudrais vous rassurer que personne ne sera laisser plus longtemps encore en prison, car en faite notre partenaire, cette main tendue que j’ai acceptée en allant discuter avec lui, en fait, c’est pour l’aider, toutes ces situations, ces arrestations, même les morts, les personnes qu’on a décapitées à Bonoua, à Daoukro, d’autres qu’on a éventrées, tout cela a fait le tour du monde. Et cela provoque beaucoup de pression sur lui et en acceptant d’aller au dialogue, c’est pour l’aider à s’en sortir. Parce que, au PDCI, comme à l’opposition, ce que nous voulons, c’est réellement la paix, la fraternité entre ivoiriens » a-t-il continué.

« Je ne voudrais pas être long, mais je ne peux pas terminer mon propos sans vous remercier pour la compassion et le soutien que vous m’apportez, à tous les militants qui se battent pour libérer la Côte d’Ivoire.

Je voudrais vous remercier aussi pour les présents que vous m’avez offerts, des présents généreux, des présents aussi symboliques, aussi spirituels » a-t-il ajouté.

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