Marcel Amon Tanoh est chassé de son village après sa sortie médiatique au meeting de l’opposition

Marcel Amon-Tanoh, 68 ans avait annoncé sa démission le 19 Mars 2020 de sa fonction de ministre des Affaires étrangères. Ceci avait marqué la fin de plusieurs années de collaboration avec le président Alassane Ouattara. Quelques mois après ,l’ex ministre des affaires étrangères s’est présenté comme candidat à l’élection présidentielle et rejoint l’opposition tenant ainsi tête à Ouattara.

Le samedi 10 octobre 2020, lors du meeting organisé par l’opposition ivoirienne au stade Félix Houphouët-Boigny du Plateau pour faire bloc à la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre, l’un des faits marquants a été la déclaration de Marcel Amon-Tanoh.

« Nous sommes venus ici pour dire un seul mot, pour dire non à Alassane Ouattara. Son 3ème mandat est inconstitutionnel. Lui-même nous a dit en 2016 au moment du vote de cette constitution que cette constitution ne l’autorisait pas à se présenter à un 3ème mandat.  Nous avons fait campagne avec ce slogan. Il est écrit sur ce slogan du Rhdp de l’époque : ‘’Cette Constitution ne permet pas au président Ouattara de faire un 3ème mandat. Cette Constitution n’annule pas cette disposition de la constitution précédente’’. Alors il nous aurait fait mentir? Je vous le dis il a peur, il a peur de cette Côte d’Ivoire que nous voulons représentative. Il a peur de la Côte d’Ivoire de la majorité » avait-il déclaré.

« Nous sommes prêts à mourir pour notre pays, pour libérer notre pays de la dictature d’Alassane Ouattara » a-t-il poursuivi.

Après cette sortie médiatique de l’ex ministre, la communauté villageoise d’Eboué du royaume Sanwi et le collectif des chefs cantons du département d’Aboisso n’ont pas hésité à exprimer leur mécontentement envers Marcel Amon-Tanoh.

Dans un communiqué, ils ont déploré la « déchéance morale dont a fait preuve M. Marcel Amon Tanoh, au travers de propos xénophobes indignes incitant à la haine, à la violence et jetant les prémices d’une potentielle guerre entre ivoiriens et populations vivant en Côte d’Ivoire comme la précédente crise postélectorale de 2010 ».

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