Le ministère des Eaux et forêts, Laurent Tchagba, a entrepris de revisiter les lois de 1965 et de 1994 relatives à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse, et leurs textes d’application, eu égard à l’insuffisance de la majeure partie des dispositions des textes en vigueur et de l’évolution internationale de la gestion de la faune et de l’état des ressources fauniques.
C’est dans ce cadre qu’un atelier national s’est ouvert, le mercredi 26 février 2025, à Cocody-Riviera 2, pour présenter à l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux, les versions consolidées des projets de texte d’application de la loi sur la gestion de la faune, pour validation.
A l’ouverture de cet atelier de deux jours, la Directrice de cabinet, la conservatrice générale Zouzou épouse Mailly Elvire Joëlle, au nom du ministre Laurent Tchagba, a mis tous les participants face à leur responsabilité « La faune ivoirienne est bien plus qu’une richesse naturelle. Elle est l’âme vivante de nos forêts, le souffle de nos savanes, le chant de nos rivières. Elle est un patrimoine mondial. Elle incarne la mémoire de nos traditions et l’espoir d’un avenir radieux. Des éléphants majestueux aux primates agiles, chaque espèce raconte une histoire unique, une histoire aujourd’hui menacée par la destruction des habitats, le braconnage et le trafic illégal d’espèces protégées.
Face à ces défis, l’État ivoirien a franchi une étape historique le 11 juin 2024, en promulguant la loi n°2024-364 portant gestion de la faune. Cette loi ambitieuse et novatrice marque un tournant décisif dans nos efforts pour protéger, gérer et valoriser notre faune. Mais, comme nous le savons tous, une loi, aussi visionnaire soit-elle, ne prend pleinement son sens que si elle est accompagnée de textes d’application clairs, pragmatiques et consensuels.
C’est justement l’objet de notre rencontre d’aujourd’hui. Ensemble, nous allons poser les bases concrètes de la mise en œuvre de cette loi, afin qu’elle devienne un levier réel de conservation et de développement durable.
Il ne s’agit pas seulement de protéger des espèces, mais de garantir un équilibre harmonieux entre l’Homme et la nature, entre le développement économique et la préservation de nos ressources naturelles », a-t-elle signifié, avant d’indiquer que les avant-projets de décrets qui vont être examinés attendent les lumières, les expériences, les suggestions pour être affinés, enrichis et dignes d’être présentés au gouvernement.
C’est pourquoi elle a invité les participants à engager des échanges francs, constructifs, instructifs et inclusifs, car chaque contribution, chaque idée, chaque préoccupation exprimée sera une pierre ajoutée à l’édifice à bâtir ensemble.
Bien avant, le colonel-major Coulibaly Brehima, Directeur général adjoint (Dga) de la forêt et de la faune, a fait savoir qu’avec l’appui financier de l’Agence française de développement (Afd), à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2d), le ministère des Eaux et forêts a engagé d’énormes chantiers qui ont contribué à l’amélioration du cadre réglementaire, institutionnel et de gouvernance de ces trois secteurs.
Ainsi, pour le secteur de la faune, après la révision de la loi de 1965, la finalisation de la Politique nationale de la faune et l’élaboration d’une stratégie assortie, le ministère a entrepris l’élaboration des textes d’application de la nouvelle loi portant gestion de la faune.