Le lundi 28 avril 2025, la mairie de Yopougon, par le biais de la direction des services techniques informait les occupants de la réserve administrative mitoyenne au site du lycée moderne 2 Banco Nord Yopougon Andokoi, en cours de construction, de bien vouloir libérer ladite réserve dans un délai de quarante-huit (48 h), car ‘’passé ce délai, la mairie de Yopougon procédera par tous les moyens au déguerpissement des occupants qu’elle trouvera encore sur les lieux’’, fait savoir la mise en demeure valant sensibilisation signé du directeur technique, Kouamé N’Guessan.
il n’en fallait pas plus pour soulever la grosse colère de la chefferie d’Andokoi. En effet, le mercredi 30 avril 2025, les autorités coutumières par la voix de Nanan Andoh Aké Lucien Bernard, chef de terres du village d’Andokoi et aîné des petits-fils du fondateur du village ont dénoncé cette mise en demeure.

« Par arrêté numéro 160001/Mcu/Dguf/Ddu/Cod-Ao , la parcelle de terrain d’une superficie de 30.000 mètres carrés a été attribué au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique pour un centre de santé. Nous sommes étonnés qu’elle soit aujourd’hui dédiée à une école. soit.
Et par des manœuvres détournées, on tente de vouloir récupérer le reste de nos terres dans cette zone. Nous disons non. car, nous voulons éviter des troubles et des tensions inutiles, car des populations y sont il y a des décennies », a mis en garde Nanan Andoh Aké Lucien Bernard entouré de N’Cho Adjo Marie-Jeanne (petite-fille du fondateur du village) , N’Cho Caroline et Yapi Toussaint Virgile.
Par ailleurs, Nanan Andoh Aké qui est convaincu que le village d’Andokoi est victime a lancé un appel au président de la République et a demandé à rencontrer le maire de Yopougon, Adama Bictogo : « Le maire Bictogo est un humaniste. En cette qualité, nous voulons une audience afin de lui expliquer en détail ce que nous sommes en train de subir comme injustice », a-t-il renchérie
Sur le site concerné où plusieurs dizaines de jeunes et des riverains étaient rassemblés, ce même mercredi, la tension était palpable. « Nous sommes surpris par cette décision qui ne prend pas en compte la dimension sociale. Nous n’irons nulle part », a martelé Steve Yapi, président des jeunes du quartier.

Même son de cloche pour Bakayoko Vamo, vice-président du quartier Banco Nord-Extension qui estime que depuis des décennies les riverains sont établis là. « Depuis 1986, nous sommes installés ici. Nous n’avons jamais eu d’histoire avec quelqu’un. c’est grâce à Doukouré Moustapha (ancien maire) que nous sommes ici.. Aujourd’hui, la mairie nous demande de partir. Où nous allons aller ? À nos âges, nous allons encore aller chercher maison ? Nous ne comprenons pas pourquoi, il y a problème ; nous voulons rencontrer lemaire bictogo,
Nous avons nos femmes, nos enfants avec nous. Où nous allons partir? Présentement même nous dormons dans les gros camions. On ne sait pas où aller », a plaidé le vice-présdent.
Notons que l’Ong »Justice pout Tous Côte d’Ivoire » suit particulièrement ce dossier car elle a dépêché sur place plusieurs de ses membres pour entendre et écouter les populations installées sur ce site.