Chemin de croix de l’aumônerie militaire:Les forces de défense et de sécurité exhortées au courage et à la résilience

A l’instar des fidèles chrétiens catholiques du monde ont pris le part à la souffrance du Christ Sauveur par le chemin de croix organisé ce vendredi 3 avril 2025, marquant la fin du carême chrétien, les fidèles de l’aumônerie militaire de Côte d’Ivoire ont effectué ledit chemin de croix à Abidjan.

Parti du lycée classique de Cocody, à Abidjan pour s’achever à l’école de gendarmerie d’Abidjan. Le père célébrant, Norbert Koné, curé du diocèse de Katiola et aumônier militaire, a exhorté les forces de défense et de sécurité dans toute leur composante au courage, à la résilience et à l’abnégation. L’homme de Dieu a indiqué que tout comme Jésus Christ, par amour pour l’humanité a fait preuve de courage, d’abnégation pour accepter la souffrance au profit des hommes, ainsi le militaire consacre sa vie pour protéger et sauver la vie de ses concitoyens. Fort de cela, il estime que ceux-ci se doivent de porter leur croix avec courage. « Si Dieu ne nous protège pas, nous ne pouvons pas protéger notre pays. Ainsi, prier avec eux, c’est confier leur mission au Seigneur, mais aussi leur rappeler qu’ils sont responsables les uns des autres, à l’image de Dieu qui veille sur chacun de nous », a-t-il déclaré. Le père Koné s’est satisfait de la forte mobilisation des soldats pour prendre part à ce moment spirituel qui densifie la foi du chrétien afin de solidifier sa marche avec le Seigneur Jésus Christ. « Ils sont tous engagés pour la protection de notre pays, chacun à son niveau. Mais il est essentiel, à un moment donné, de se retrouver pour prier ensemble, car nous poursuivons un même objectif : protéger notre nation », a-t-il ajouté.

Le curédu diocèse de Katiola est revenu sur l’importance de ce chemin de croix pour le fidèle chrétien de manière générale et spécifiquement pour le catholique. À le suivre cela marque l’aboutissement d’une longue période de privation, de pénitence par lequel le chrétien meurt et retrouve la vie au même moment que son Seigneur et Sauveur, le Christ Jésus. «
Le chemin de croix intervient à l’issue des 40 jours de jeûne du Carême, et trouve son point culminant le Vendredi saint. C’est un moment spirituel fort, marqué par une démarche particulière. Aujourd’hui, toutes les forces de notre pays sont réunies. En tant qu’aumônier militaire, notre rôle est de prier, d’accompagner et de guider les fidèles engagés dans les armées. Après avoir vécu les 40 jours de Carême, nous avons souhaité qu’ils puissent vivre ensemble ce chemin de croix », a-t-il dit.
Le général de brigade, Camara Kinanya Alain, commandant de l’école de gendarmerie d’Abidjan a pris part à ce chemin de croix. À la tête des marcheurs depuis le lycée classique, l’officier général a prié avec ses éléments et collègues, dont le général de brigade, Dago Wakoubo Théodore, commandant le Groupement de renseignement et des unités de réserves de la Gendarmerie nationale, à chacune des stations du chemin de croix.


Le colonel-major, Dembélé Bassaro, commandant la Garde républicaine (Gr), le colonel Koffy Pierre Yves, commandant la division organisation emploi, le commissaire divisionnaire de police, Coulibaly Bernard, commandant adjoint de l’école de police d’Abidjan et plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), étaient parties au chemin de croix édition 2026.
Les 10, 11, 12, 13 et 14e station qui se sont déroulées au sein de l’école de gendarmerie ont été marquées par la crucifixion du Christ Jésus, le déchirement du voile du temple ainsi que la remise de la dépouille de Jésus à sa mère, la Sainte Vierge Marie.

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